ZONE INTERDITE

 

Il ouvre les yeux et aperçoit William dans son bureau, parlant avec trois hommes autour d'un plan. Un arsenal est étalé sur une desserte à côté.

« Bonjour Will. » William est le plus prompt à dégainer son arme, peut-être est-il le moins surpris. « On entre ici comme dans un moulin ! »

« Ne vous y fiez pas. Les couloirs d'accès sont piégés. », dit William en indiquant le déclencheur multifréquence.

« Aujourd'hui est grand jour ? »

« Hélas. Je vous présente les trois seuls hommes dont je sois sûr. Tenez, enfilez donc une combinaison pare-balle. »

« Vous en avez combien ? »

« Six en tout. »

« Gardez donc les deux autres pour les femmes. »

« Les femmes ? »

Ethan serra les poings. « Quel est le plan ? »

« Libérer Elizabeth… les otages, reprendre le contrôle du Centre si c'est possible, sinon le détruire. »

« Où est-elle ? »

« Pas très loin. »

« Combien d'hommes en face ? »

« Une centaine. Le chef a fait boucler toute cette aile, et condamné toutes les portes étanches pour simuler un exercice d'évacuation. C'est une guerrilla de l'ombre. Les hommes que nous allons affronter, hormis les miens, ont été formés dans l'aile secrète du projet. »

« Je vois. »

« Prêt ? »

 

Les hommes de William n'ont pas vu la combinaison d'Ethan se transformer en une tenue de Ninja. L'auraient-ils seulement remarqué s'il n'y avait maintenant cette cagoule qui masque son visage. Ils longent le couloir dans un silence de mort. Des ombres se profilent, William fait signe a son équipe de s'arrêter. Deux hommes sont postés après le coude de ce couloir. Ils sont armés d'arbalètes à carreaux à têtes explosives, et d'une arme à feu qu'il ne connaît pas. Un troisième homme les rejoint et leur souffle que l'ennemi approche. Ce faisant, il dégoupille une grenade et s'apprête à plonger. L'attente durera le temps nécessaire à les rendre fébriles, c'est-à-dire cinq secondes. Alors il pourra agir.

Ethan bondit en avant, lance deux shurikens et réapparait derrière le soldat qui tient la grenade. Lui ramenant le bras en arrière, il lui arrache l'engin, frappe derrière les genoux l'obligeant à plier les jambes, pose la grenade à terre et force l'homme à appliquer ses yeux sur une mort explosive. Les deux autres lâchent leurs armes, blessés par des étoiles de métal. « Tu étais là le jour du meurtre de Thomas. » Le quadrillage se rapproche de plus en plus sous la pression d'une puissante emprise, « Aujourd'hui est grand jour pour toi. », qui se relâche enfin, trop tard. William et ses hommes passent l'angle et constatent les dégâts provoqués par l'explosion. Ethan se tient debout près du carnage.

« Ramassez les arbalètes », dit-il, « ce sont des armes efficaces. Non, inutile de les nettoyer, je crois que le sang n'a pas fini de couler. »

« Je ne vous imaginais pas en machine à tuer. », dit William.

« Je n'avais rien spécialement contre ces deux là. Ils étaient simplement au mauvais endroit au mauvais moment. »

« Celui qui a perdu la tête ? »

« Nous n'avons pas de temps à perdre. Les caméras nous filment. »

« Vous croyez ? »

« Oui. »

« Bon vous trois prenez les arbalètes. Vous deux à l'arrière-garde. Et tâchez d'avoir l'œil. »

« Will, ils sont postés au prochain carrefour. Pourquoi ils n'attaquent pas ? »

William esquissa un sourire. « Ils ont une peur bleue de vous. »

« Ils ne me connaissent pas ! »

« Vous êtes un magicien. On ne sait pas de quoi un magicien est capable. »

« Et eux sont des guerriers. Qui sait de quoi un guerrier est capable. »

« Allez donc le leur dire ! »

« Vraiment ? »




20/02/2009
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