"...We are all in the gutter but some of us are looking at the stars..." Oscar Wilde
IMAGES
Au commencement c'est toujours la nuit, sombre et ténébreuse, silencieuse...
FADE IN – FADE OUT
Des paillettes dorées tombent du ciel en pluie fine, dansant avec les volutes de brume qui flottent sur les planches. Une lueur douce plonge embrassant la scène. Un nuage de fumigènes enrobe les contours diffus de quatre statues de marbre. Le public venu en masse pour assister à un spectacle grandiose manifeste alors sa joie… Une statue s'anime, une note de clavier lancinante… Les cris s'apaisent, les voix se taisent cédant à une mélodie ample et douce, étrange mélopée aux accords d'un passé mystérieux… Les vapeurs ondulent comme une voix d'outre-tombe résonne, profonde et monocorde, les silhouettes fantomatiques baignent dans la clarté diaphane des projecteurs… La musique se laisse mourir, absorbée par un futur destructeur, la foule est immobile, hypnotisée par ses propres rêves… Une ombre sort de l'ombre noire du fond de la scène tel un fantôme. Il est ceint d'un halo blanc, drapé de velours pourpre et ne montre pas son visage. Ses pas semblent glisser sur le sol flou. Il s'avance encore, s'arrête au seuil de la foule en transe, et lève les bras au ciel de lumières en rejetant sa tête en arrière. Les notes surgissent de toute part fusionnant dans un éclat de photons multicolores, l'extase frappant les musiciens englobe la scène…
L'ensemble est sublime. Tout s'éloigne lentement dans une profonde noirceur comme une lumière disparaissant au fond d'un tunnel… Une étoile brille dans le ciel… Les parois cèdent à une scène de rue.
Il fouilla ses poches et en sortit un billet qu'il froissa dans sa main. Il venait de manquer le concert du siècle, toute l'année qu'il attendait ce grand événement et voilà qu'au jour J il avait oublié. Il soupira de dépit et se mêla à la foule qui bondait les trottoirs citadins. Il marchait dans une allée spacieuse, étourdissante d'animation. L'Arc de Triomphe s'élevait au loin comme un phare perdu dans l'océan, unissant les routes de divers horizons. « Tous les chemins mènent à Rome… » murmura t-il… Une affiche de cinéma retint son attention. Il entra dans la grande salle et s'installa au premier rang. L'écran géant s'illumina, les images et le son amplifiés l'envahirent de concert et l'absorbèrent une bonne partie de la soirée. Lorsque le générique de fin se mit à défiler, il le balaya distraitement du regard et eut un rire nerveux quand la musique en toile de fond s'éteignit comme s'allumaient les veilleuses de la salle. Il resta un moment dans son fauteuil, plongé dans le sentiment troublant du film, puis il se leva et se dirigea vers la sortie, pressant le pas. L'agitation du quartier lui semblait bien futile, frôlant à peine la tempête d'émotions qui l'assaillait. Il bifurqua à l'angle d'une rue vers un quartier plus calme, redressa le col de son manteau et glissa les mains dans ses poches. La fraîcheur de l'air provoquait un panache blanchâtre à chaque expiration et brûlait ses sinus à chaque inspiration. Il souffla des cercles de fumée dans le ciel et suivit les formes mouvantes qui s'évanouissaient avec l'altitude. La nuit était claire et pourtant les étoiles bien ternes face à la lueur insolente des lampadaires. Il s'étourdissait à scruter la voûte céleste, à des lustres de ses pas, longeant la route qu'il connaissait sur le bout des doigts…
…
Hey
hey
hey
hey
What's time
time
time
I'm
What's real
real
will
ill
Are you here
here
here
ear
Are you now
now
now
how
Are you
you
you
you
Am I
I
I
I
Why
hay
hay
eye
Why
hay
hay
eye
Hey
hey
hey
hey
What's time
time
time
I'm
What's real
real
will
ill
Are you here
here
here
ear
Are you now
now
now
how
Hey !
Il n'est pas ce que tu crois
Le monde à tes yeux aveuglés
Reflète le masque approprié
A tes propres fantasmes
Mais que sais-tu du monde
Sinon ce que tu lui accordes
De ta vision si personnelle
Est-elle au diapason ?
Il n'est pas ce que tu crois
Toi qui es toujours dans la lune
Toujours perdu dans tes pensées
Que tu égraines au fil du temps
Sur ton chemin de parchemin
Glacé
Marchant à côté de la plaque
Le marchand de sable à tes côtés
La partition de tes arpèges
Sonne faux
Comme sonne le glas
Il n'est pas ce que tu crois
Place-toi dans l'axe des planètes
Regardes et vois
Flash !
Le monde à tes yeux aveuglés
N'est qu'un miroir aux alouettes
Les mille et une facettes brisées
De tes pensées muettes
Hurlant tes songes émaillés
De maux saignés à blanc
Par le temps
Qui passe et trépasse
Dans le sablier de l'espace
Pile ou face ?
Il n'est pas ce que tu crois
Toi qui rêve… Rêve !… Réveille-toi
Toi qui rêve… Miss univers
Il né parce que tu crois
Toi qui rêve… Rêve !… Réveille-toi
Toi qui rêve… Miss univers
Il est là
La création
Mon invention
Ton illusion
Désillusion
De tout nous nous lassons et alors
Rejetons les dés
Tout ce qui fut
Tout ce qui est
Tout ce qui sera
Le temps
Sacré
L'émulsion de la création
Que j'ai créée de mes idées noires
Aux mille étoiles
Dont le résultat
Est ce que tu crois
Est-ce que tu crois ?
Etre
Notre terre…
Un vieil homme tenait dans ses mains une photo froissée. Une larme glissa sur sa joue, il ferma les yeux et poussa son dernier soupir.


Commentaires
Iso le 13/02/2008 à 10:55:17Cool, voilà de la lecture pour moi en perspective... Je vais encore m'exploser les yeux sur l'écran du PC...
;-)
Nathalyee le 13/02/2008 à 11:12:06
Mais nan, tu peux l'imprimer...
Isolino site : pdpdm.over-blog.com/ | le 30/07/2008 à 15:05:36
Très sympathique la couv'.... Est-ce que c'est signe qu'il y aura des remaniements, des illustrations visuelles à venir.
Nathalyee le 31/07/2008 à 21:16:57
Peut-être peut-être, selon le temps. Merci du compliment ;)